Un mauvais sommeil augmente le risque de long COVID

Dans une étude récente publiée sur le medRxiv* serveur de préimpression, les chercheurs étudient la présence et l’impact de comportements de santé comme le tabagisme et le manque de sommeil chez les personnes qui ont contracté la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

Étude: Comportements de santé le mois précédant l’infection au COVID-19 et développement de COVID longs autodéclarés et de symptômes longs spécifiques de COVID : une analyse longitudinale de 1 811 adultes britanniques. Crédit d’image : Niphon Subsri / Shutterstock.com

Arrière-plan

À l’échelle mondiale, le long COVID, qui est défini comme la persistance des symptômes du COVID-19 pendant plus de 12 semaines après son apparition, est devenu un problème majeur de santé publique. Au Royaume-Uni, l’une des cinq personnes infectées par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2 s’autodéclare en cas de COVID-19 long, dont 67 % souffrent de faiblesse, de fatigue, de difficultés cognitives et de difficultés respiratoires.

Des études antérieures ont identifié l’obésité, l’asthme et la détresse psychologique comme des problèmes de santé qui augmentent le risque d’un individu de développer un long COVID. De même, le tabagisme, le manque de sommeil et la consommation excessive d’alcool augmentent le risque de symptômes persistants du COVID-19 sans entraver la réponse vaccinale. Cependant, ces analyses transversales n’ont pas couvert d’autres facteurs de santé modifiables, tels que l’exercice physique, qui peuvent également conduire à une longue COVID.

À propos de l’étude

Dans la présente étude longitudinale, les chercheurs ont recruté 1 811 adultes britanniques qui ont participé à l’étude sociale COVID-19 en 2020 et ont analysé leurs comportements de santé au cours du mois précédant l’infection par le SRAS-CoV-2.

Les chercheurs ont recueilli des données liées à six variables de comportement de santé à l’aide d’un questionnaire élaboré par l’étude. En particulier, ils ont examiné la fréquence d’exercice hebdomadaire de chaque sujet, la qualité du sommeil, les habitudes tabagiques, les jours d’air frais par semaine, le nombre de boissons alcoolisées par semaine et le comportement en matière de soins de santé mentale.

Ils ont récupéré des données de deux semaines précédant COVID-19 et, si elles n’étaient pas disponibles, ont utilisé des données de trois, quatre ou jusqu’à six semaines.

Pour évaluer l’exercice physique d’un individu, les chercheurs ont considéré l’absence d’exercice physique par rapport à plus de 30 minutes d’exercice à deux heures par rapport à trois heures ou plus. De même, la qualité du sommeil a été classée comme très bonne/bonne, moyenne ou très mauvaise.

Des données provenant de fumeurs et de non-fumeurs ont également été recueillies. De plus, une variable binaire indiquait 14 boissons alcoolisées ou plus par rapport à moins de 14 boissons sur la base des recommandations actuelles sur la consommation d’alcool par semaine au Royaume-Uni Enfin, le nombre de comportements de soins de santé mentale pour l’analyse de l’étude, tels que ceux qui prennent des médicaments, a également été étudiée.

L’équipe a effectué deux séries d’analyses. Premièrement, des modèles de régression logistique binaire ont été utilisés pour déterminer l’association entre les comportements de santé au cours du mois précédant l’infection et le développement d’un long COVID. Ensuite, les associations entre les comportements de santé avec trois longs symptômes COVID de difficultés liées à la cognition, de mobilité et de problèmes d’auto-soins ont été évaluées. Les résultats de l’analyse ont été présentés sous forme de rapports de cotes (OR), avec des intervalles de confiance (IC) à 95 % correspondants.

Résultats de l’étude

La présente étude est la première à examiner la qualité du sommeil avant l’infection avec un long développement de COVID. À cette fin, un mauvais sommeil au cours du mois précédant l’infection par le SRAS-CoV-2 a entraîné une augmentation de 2,4 à 3,5 fois du risque de développer un long COVID. L’OR pour le sommeil moyen était de 2,44 et le sommeil pas bon/mauvais était de 3,53. D’autres comportements de santé n’ont eu aucun effet sur le statut COVID long.

Selon les auteurs, le manque de sommeil compromet la fonction immunitaire innée et adaptative et réduit l’efficacité du vaccin, rendant ainsi les individus plus vulnérables aux maladies infectieuses, y compris le COVID-19. Un mauvais sommeil pourrait également indiquer un stress psychologique qui accentue le risque de développer un long COVID. Néanmoins, le manque de sommeil ou un mauvais sommeil rend un individu susceptible d’être infecté par le SRAS-CoV-2.

Une autre découverte intéressante de l’étude était que la relation entre l’activité physique et les longs symptômes de COVID semble être complexe. Bien qu’il ait été constaté que l’exercice améliore les symptômes du COVID long, l’activité physique peut également déclencher des symptômes COVID longs chez certaines personnes. Néanmoins, une activité physique hebdomadaire d’au moins trois heures par semaine réduisait les risques de difficultés d’auto-prise en charge.

Peu de preuves d’une association entre les comportements de santé et les difficultés de mobilité ou de cognition ont été observées, bien que le tabagisme multiplie par plus de huit le risque de développer de telles complications. En conséquence, les résultats ont montré une association de longs symptômes de COVID avec le tabagisme, en particulier pour les groupes vulnérables, comme les personnes souffrant de problèmes de santé mentale et celles qui travaillent dans des professions peu qualifiées.

conclusion

Il est difficile de déterminer quelles personnes risquent de développer une COVID longue, bien que la gravité des symptômes ait parfois montré des associations incohérentes avec le développement d’une longue COVID.

À l’heure actuelle, on estime que 1,7 million de personnes présentent de longs symptômes de COVID au Royaume-Uni. Par conséquent, les auteurs recommandent de sensibiliser au maintien d’une activité physique, à un bon sommeil et à l’arrêt du tabac pour aider à réduire le risque futur de développer un long COVID.

*Avis important

medRxiv publie des rapports scientifiques préliminaires qui ne sont pas évalués par des pairs et, par conséquent, ne doivent pas être considérés comme concluants, guider la pratique clinique/les comportements liés à la santé, ou traités comme des informations établies.

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